Hadiya venait d’avoir 8 ans au Nigeria quand son père la tira des griffes d’une société secrète qui pratiquait l’excision comme rite d’initiation. Le père d’Hadiya devint alors une cible de cette secte, dont les membres le pourchassèrent, simplement pour avoir sauvé sa fille.

Sans nulle part où se cacher, sans personne pour le protéger (les autorités locales laissant faire sans réagir ce genre d’actes de mutilation), le père s’enfuit en Norvège, sans perdre espoir de pouvoir bientôt revoir sa fille.
Malheureusement, laissée à elle-même, sans famille, Hadiya devint rapidement une enfant des rues, et le contact fut rompu.

Un an plus tard, Hadiya tomba par hasard sur un article de journal montrant une photo de son père avec la mention « Recherché ». Ce fut un choc pour la petite fille, qui provoqua en elle la décision de demander secours: de l’aide pour retrouver son père. Le SSI entra en jeu au Nigeria, et après une série d’investigations menées internationalement par le biais de son réseau, finit par localiser le père d’Hadiya, en Norvège, où l’asile lui avait été donné. Le contact entre Hadiya et son père put être ré-établi et leurs retrouvailles ont eu lieu, après deux années de séparation.

“My special thank you and gratitude to you and the rest of the organisation for all what you have done in saving and helping my daughter’s life », écrivit le père d’Hadiya, dans une lettre adressée au SSI.

 

(*) Les situations et noms ont été changés pour des raisons de confidentialité.